Citoyennes Amienoises

Feministes

- Insertion et emploi -

Les violences économiques, dont les chiffres montrent l’ampleur, sont un sujet récurrent du combat féministe?: 80 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes, 20 % des jeunes femmes vivent sous le seuil de pauvreté, 37 % d’écart entre les retraites (2 ans de retraite en moins pour les femmes à cause d’interruptions de carrière). Les raisons de se mobiliser pour l’égalité économique entre les femmes et les hommes sont nombreuses.

L’organisation du travail démontre encore que les femmes subissent la reproduction du partage traditionnel des rôles et des tâches, tout comme dans la sphère privée. Lutter contre ces normes structurelles et systémiques pour améliorer les droits des femmes dans l’ensemble de leurs vies quotidiennes, revient à questionner l’organisation de la société entière, et doit se faire en parallèle de nos autres revendications (amélioration du service public, accueil de la petite enfance, budget alloué aux associations, etc). Chaque avancée pour les femmes représente en réalité une avancée pour la société même et bénéficie à tou·te·s (travail, famille, espace public, etc).

Sur la question des violences, en France, une femme sur deux est victime de harcèlement sexuel dans sa carrière, 20% des femmes sont victimes de harcèlement sexuel au travail, 10 viols ou tentatives de viols chaque jour sur un lieu de travail, et près de 9 employeurs sur 10 qui n’ont pas de plan de prévention. Ces violences interagissent avec les inégalités professionnelles : avec 26% d’écart salarial, la France a le bonnet d’âne mondial et se classe 129e sur 144 pays au niveau mondial. Les femmes sont plus souvent pénalisées par les temps partiels, la précarité et le chômage, c’est ce qui explique qu’elles représentent 70% des personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Comment quitter son conjoint violent quand on n’a pas les moyens d’assurer son autonomie économique ?

Ces chiffres ont pour cause un patriarcat structurel à notre société qui apporte son lot d’inégalités et de violences pour les femmes. Si la loi est insuffisante, il nous est primordial que la municipalité s’engage et agisse.

Revendications

L’égalité stricte des salaires avec l’obligation pour les entreprises de rendre public un bilan détaillant les salaires, les promotions et les formations par sexe ;

L’application de sanctions dans le cas de non-respect d’une loi qui découlerait du premier point ;

Former les agents (périscolaires, territoriaux…) sur la mixité et l’éducation non genrée ;

Lutter contre la précarisation des métiers à fort taux de femmes ;

Favoriser la mixité de tous les métiers ;

Prévention des violences sexistes et sexuelles dans l’ensemble des organisations du travail sur le territoire ;

Formation de l’ensemble des salarié·e·s aux postes de responsabilité de l’ensemble des organisations du territoire ;

Encourager et assouplir le congé paternité pour aider à redéfinir l’implication des femmes et des hommes à la maison et dans l’éducation des enfants ;

Rendre obligatoire le congé parental de la même durée pour les deux parents pour tous les employé·e·s de la municipalité ;

Prioriser l’insertion socioprofessionnelle pour les mères isolées (famille monoparentale) ;

Lancer une campagne d’éducation et de sensibilisation au travail domestique, encore géré selon une récente enquête par 80 % des femmes françaises ;

Le doublement des sanctions pour les employeurs qui licencient des victimes de harcèlement, violences et discriminations (avec les ordonnances travail, le plancher minimum de condamnation aux prud’hommes est passé de 12 à 6 mois !) ;