Citoyennes Amienoises

Feministes

- Migration et demande d'asile -

Aujourd’hui, un·e migrant·e sur deux est une femme. Obtenir l’éducation primaire universelle, promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, réduire le taux de mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre le VIH/SIDA/Paludisme et d’autres maladies, garantir un environnement durable, créer un partenariat mondial avec l’environnement, éradiquer la pauvreté extrême et la faim ; voici ce que recherchent souvent les femmes devant quitter leur pays d’origine. La pauvreté, les restrictions d’accès à l’éducation, les inégalités homme/femme, la non-satisfaction des besoins médicaux, des soins prénataux inadéquats, l’accès limité aux traitements sont des réalités. Nous nous devons de proposer un accueil digne et bienveillant pour ces femmes, et surtout une prise en charge correcte et un accompagnement adapté.

Revendications

Accès au mariage pour tous les couples binationaux LBTQ+ ;

Application effective du Droit d’asile aux personnes étrangères en danger dans leur pays ;

La désignation de «référent·e·s violence» dans les services des étrangers des préfectures afin de favoriser un examen sérieux des demandes, notamment la prise en compte des violences psychologiques, du chantage, de l’éviction du domicile conjugal, en tant que violences. Ces référent·es doivent garantir l’application des droits gagnés en 2010 et 2016, garantissant un rendez-vous en préfecture « dans les meilleurs délais » et un titre de séjour aux victimes de violences conjugales ou familiales bénéficiaires d’une ordonnance de protection ;

L’accès effectif à la délivrance et au renouvellement de plein droit d’un titre de séjour pour les conjoint·e·s de français et les conjoint·e·s entré·e·s via le regroupement familial victimes de violences conjugales ou familiales. Ce droit existe depuis 2016 pour les femmes mariées, il doit être élargi aux PACS et aux unions libres ;

La délivrance effective d’un titre de séjour aux victimes d’esclavage domestique ayant engagé une action contre leurs exploiteurs, par référence aux dispositions pour les victimes de traite et de prostitution. Ce titre de séjour doit être pluriannuel ;

L’extension du droit à l’aide juridictionnelle pour les personnes sans titre de séjour dans toutes leurs procédures et avec de faibles ressources victimes de violences (assistance avocat pour confrontation, partie civile, divorce…) ;