Citoyennes Amienoises

Feministes

- prevention et sante -

Avec une espérance de vie qui baisse, l’existence d’une précarité financière chez les femmes ne leur permet pas d’accéder aux soins autant que les hommes. Par ailleurs, les professionnel·le·s de santé sont très souvent les premier.ière·s témoins des violences que les femmes subissent notamment domestiques. Pourtant, leur prise en charge reste très peu existante ni efficace. Les violences gynécologiques doivent également sortir de l’ombre afin de pouvoir les faire disparaître et enfin disposer d’une prise en charge bienveillante et digne. La reconnaissance de la gravité d’une maladie telle que l’endométriose par exemple preuve d’une invisibilisation et d’un délaissement des femmes et de leurs souffrances. Si nous ajoutons à cela un accès à la contraception ayant des répercussions sur la santé, contraception plus imposée aux femmes qu’aux hommes, la charge mentale s’alourdit encore. Il faut que cela cesse. Avec une prévention et la garantie d’être acceptées telles que nous sommes par les services de santé, peut-être que les femmes ne se suicideraient pas trois fois plus que les hommes, peut-être que les femmes ne seraient pas plus touchées par la dépression…

Revendications

Doter les centres de préventions de moyens suffisants ;

Former les professionnel·le·s aux questions spécifiques de santé pour les femmes lesbiennes et transgenres ;

Renforcer les modalités d’information pour le droit à la contraception et à l’IVG ;

Rendre accessibles les préservatifs internes ;

Accès à la PMA pour toutes les personnes et couples souhaitant y recourir, quelque soit leur orientation sexuelle et identité de genre ;

Libre choix des parcours médicaux pour les personnes transgenres ;

Facilité d’accès aux remboursements des opérations et traitements pour les personnes transgenres ;

Visibilisation de l’intersexuation, combat de la pathologisation des personnes intersexes et promotion de l’autodétermination ;

Maintien de l’engagement de l’État dans la lutte contre le VIH et à l’égard des personnes malades, y compris en milieu carcéral ;

Mise en place de campagnes contre la sérophobie, contre les discriminations liées à la santé, contre les violences exercées par le corps médical en raison du genre et de l’orientation sexuelle ;

Application de la directive européenne interdisant les thérapies de conversion ;

La gynécologie médicale doit être revalorisée afin que les femmes n’aient pas à s’adresser à leur médecin généraliste, non spécialisé ;

Mise en place de l’éducation sexuelle dès le collège et enseignée par des professionnels, des associations, des médecins et des psychologues ;

Le nombre de places pour les IVG doit être augmenté ainsi que le personnel qui en est chargé ;