Citoyennes Amienoises

Feministes

- Espace public et lieux festifs -

Le patriarcat structurel de nos sociétés dont les premières victimes sont les femmes, a de multiples conséquences, que nous déroulons tout au long de ce programme politique. De cette façon, les villes n’ont jamais été pensées par le regard des femmes. Nous constatons de ce fait que la ville représente de réels dangers pour une femme : le harcèlement de rue et les agressions sont monnaie courante. En effet, 25 % des femmes subissent des violences dans l’espace public au cours de leur vie. Amiens n’échappe pas à ce constat et les associations d’aide aux victimes le déplorent chaque année. Il est connu que le quartier Saint Leu, pour ses lieux festifs, ou encore le quartier de la gare la nuit, sont des lieux où les femmes subissent régulièrement agressions et harcèlement. Plusieurs villes, dans nos pays voisins, ou en France, travaillent cette question, depuis plusieurs années pour certaines, et peuvent nous servir d’exemples.

Revendications

Aménager des espaces et aires de jeux qui soient mixtes et inclusifs ;

Sécuriser les espaces publics (lumière aux arrêts de bus, mise en place de bornes d’alertes en cas d’agression) ;

Verbaliser les lieux festifs qui ne garantissent pas un espace safe pour les femmes ;

Agir concrètement contre les agressions répétées dont les femmes sont victimes dans les lieux festifs d’Amiens ;

Rendre ces lieux accessibles à tou·te·s ;

Une réelle prise en compte des difficultés et des obstacles que doivent subir les femmes dans leurs parcours personnels, familiaux, professionnels mais aussi dans la ville, que ce soit dans la rue, le soir et la nuit ou sur les lieux festifs : création d’équipes de prévention et de protection dans les lieux identifiés comme potentiellement dangereux et amélioration des aménagements en espaces publics ;

Lutter contre les pubs sexistes et sexualisantes dans l’espace public dans une perspective écologique et anti-capitaliste ;

Former la police municipale aux outrages sexistes et à la verbalisation de ces derniers ;

Campagne de prévention dans l’espace public (transports Ametis, rues…) et festif contre le harcèlement ;

Renfort et maintien de la formule “Angela” dans les bars (aide et accompagnement aux personnes victimes de harcèlement dans les lieux publics) ;

L’interdiction par la loi de la publicité ou tout autre affichage dans l’espace public qui utilisent des stéréotypes sexistes, lesbophobes, et relatifs à toutes autres catégories discriminées et des représentations dégradantes, dévalorisantes, déshumanisantes, hypersexualisées, des femmes et des hommes et des rapports entre eux ;

Une grande campagne de communication annuelle contre le sexisme et les violences (télévision, radio, affichages publics, internet…), à l’initiative de l’Etat, accessible à tous publics, notamment aux personnes en situation de handicap ou non-francophones ;

Abroger les arrêtés municipaux qui contreviennent à la libre présence et circulation des travailleur·se·s du sexe dans l’espace public ;